Partie 2 — Évaluer le risque
Le noter, l'enregistrer, le revoir selon un calendrier
L’identification des risques intervient à trois moments, pas une seule fois. Avant le lancement, sous forme de pre-mortem. À chaque jalon. Et chaque mois pendant la construction et le déploiement. Un registre rédigé une fois puis classé est pire que pas de registre du tout, parce qu’il crée l’apparence du contrôle sans aucune substance.
Notez chaque risque selon la probabilité (1–5) × l’impact (1–5) et multipliez pour obtenir un score sur 25.
| Score | Priorité | Réponse |
|---|---|---|
| 15–25 | Critique | Escalader au comité de pilotage ; désigner un responsable sous 48 heures |
| 8–14 | Élevée | Plan d’atténuation requis avant le prochain jalon |
| 4–7 | Modérée | Surveiller ; revoir chaque mois |
| 1–3 | Faible | Consigner et accepter |
Le registre des risques
Une ligne par risque, avec ces champs : ID, catégorie (issue de la taxonomie de la partie 1), description, probabilité, impact, score, responsable, mesure d’atténuation, échéance, statut. Tenez-le comme la source unique de vérité, revu à chaque réunion de pilotage plutôt que gardé dans la tête d’une seule personne.
Le registre ne vaut que par la personne qui le lit, et c’est pourquoi la gouvernance et la cadence de la partie 4 comptent autant que la notation elle-même.